(Poésie orale, musique traditionnelle, artisanat, et le rôle des femmes dans la transmission culturelle)
Dans le cadre de la CAN 2025, ce portrait culturel met en lumière la richesse d’un patrimoine qui, loin d’être figé, continue de se réinventer à travers la poésie orale, la musique traditionnelle, l’artisanat et l’engagement des femmes dans la transmission culturelle.
Poésie orale : la mémoire vivante des îles
La poésie orale comorienne est une matrice de savoirs et de récits.
- Les contes et légendes transmis de génération en génération racontent les origines, les luttes et les espoirs d’un peuple insulaire.
- Les chants poétiques, souvent déclamés lors de cérémonies, incarnent une parole collective où se mêlent spiritualité, satire et célébration.
- Cette oralité n’est pas seulement un art : elle est une résistance face à l’oubli, une manière de préserver la langue et l’identité dans un monde globalisé.
Musique traditionnelle : rythmes de l’archipel
La musique comorienne, portée par des instruments tels que le gabusi (luth traditionnel) ou les percussions locales, est une pulsation qui relie les îles entre elles.
- Les chants polyphoniques et les danses rituelles expriment la joie, la douleur et la solidarité.
- La musique est aussi un espace de dialogue entre influences africaines, arabes et malgaches, reflet des routes maritimes qui ont façonné l’archipel.
- Dans les mariages, les fêtes et les rassemblements, elle devient un langage universel, une manière de dire l’unité dans la diversité.
Artisanat : gestes de mémoire et de beauté
L’artisanat comorien est une écriture silencieuse, inscrite dans la matière.
- Les tissus brodés, les bijoux en argent, les paniers tressés racontent l’histoire des mains qui les façonnent.
- Chaque objet est porteur de symboles : il relie l’intime au collectif, le quotidien au sacré.
- L’artisanat est aussi une économie de résistance, où les savoir-faire locaux s’opposent à l’uniformisation et affirment une identité propre.
Le rôle des femmes : gardiennes de la transmission
Dans les Comores, les femmes sont les piliers de la transmission culturelle.
- Elles sont conteuses, musiciennes, artistes, mais aussi médiatrices entre générations.
- Dans les foyers, elles perpétuent les récits et les chants, assurant que la mémoire collective ne se perde pas.
- Leur rôle dépasse la sphère domestique : elles sont actrices de la résistance culturelle, garantes de la continuité et de l’innovation.
- En valorisant leur place, on reconnaît que la culture comorienne est avant tout une œuvre collective, portée par des voix féminines qui tissent le lien entre passé et avenir.
Un archipel de résistance et de création
Les Comores, par leurs contes, leurs musiques et leurs artisanats, offrent au monde une leçon de résilience. Leur culture est un archipel de mots et de gestes, une mosaïque où chaque fragment participe à un récit global : celui d’un peuple qui, malgré les défis, continue de chanter, de créer et de transmettre.
Dans le cadre de la CAN 2025, ce portrait rappelle que le sport n’est qu’une des expressions de l’énergie collective. Derrière les stades et les matchs, il y a des îles, des voix et des femmes qui portent haut l’imaginaire africain et insulaire.

