(Théâtre, slam, sculpture contemporaine, et les archives féminines de Mulenga Kapwepwe)
La Zambie, au cœur de l’Afrique australe, se révèle à travers Lusaka comme une capitale souterraine de créativité, où les voix du spoken word, les textures de l’art textile et les formes sculpturales contemporaines composent un récit vibrant.
Spoken word et slam : la voix des rues
Lusaka underground est avant tout une scène de parole.
- Les collectifs de slam et spoken word donnent aux jeunes artistes un espace pour exprimer leurs luttes, leurs rêves et leurs colères.
- Cette poésie performative, souvent déclamée dans des cafés, des théâtres alternatifs ou des espaces publics, devient un outil de conscientisation sociale.
- Elle incarne une nouvelle génération de griots urbains, qui transforment la parole en arme de résistance et en instrument de cohésion.
Art textile : mémoire et identité
L’art textile zambien est une écriture de fils et de couleurs.
- Les tissus traditionnels, comme le chitenge, sont réinventés par des créateurs contemporains qui les transforment en œuvres hybrides.
- L’art textile devient un langage visuel, où se croisent héritage et modernité, artisanat et design.
- Dans Lusaka, ces créations ne sont pas seulement esthétiques : elles portent des récits de mémoire, d’identité et de dignité.
Théâtre et sculpture contemporaine : scènes de résistance
- Le théâtre zambien, nourri par des troupes locales, explore les tensions sociales et politiques, tout en affirmant la vitalité d’une dramaturgie africaine.
- La sculpture contemporaine, quant à elle, s’impose dans les galeries et les espaces publics, mêlant matériaux traditionnels et formes modernes.
- Ensemble, théâtre et sculpture composent une esthétique de la résistance, où l’art devient miroir des réalités et ferment de transformation.
Les archives féminines de Mulenga Kapwepwe
Au cœur de cette effervescence, le travail de Mulenga Kapwepwe est essentiel.
- Ses archives féminines mettent en lumière les récits des femmes zambiennes, longtemps invisibilisées dans l’histoire officielle.
- Elles révèlent la place centrale des femmes dans la transmission culturelle, qu’il s’agisse de contes, de chants, d’artisanat ou de luttes sociales.
- En valorisant ces voix, Kapwepwe inscrit la mémoire féminine dans le patrimoine national, offrant aux générations futures une histoire plus complète et plus juste.
Lusaka, capitale d’un récit souterrain
À travers le spoken word, l’art textile, le théâtre, la sculpture et les archives féminines, Lusaka se révèle comme une capitale underground où l’art est à la fois mémoire et résistance. La Zambie, dans ce portrait, affirme sa place dans le concert des nations africaines : une nation qui, au-delà du football, porte haut les voix de ses artistes et les récits de ses femmes.
Dans le cadre de la CAN 2025, ce récit rappelle que chaque nation est un archipel de cultures, et que l’Afrique, dans sa pluralité, est une matrice de créativité et de transmission.

