Extraite de la Korean Association of World Literature
Yang Geum-hee, Corée
The Golden Pen Award
Korean Association of World Literature
Traduction Germain Droogenbroodt – Elisabeth
Ithaca foundation
http://www.point-editions.com
Yang Geum-hee, Corée
The Golden Pen Award
Korean Association of World Literature
Traduction Germain Droogenbroodt – Elisabeth
Ithaca foundation
http://www.point-editions.com
Dans l’ombre des bibliothèques et des salons feutrés, les écrivains célèbres ont souvent cultivé des rituels de lecture aussi singuliers que leurs œuvres. Ces habitudes, parfois austères, parfois excentriques, révèlent une vérité universelle : la lecture n’est pas seulement une source d’inspiration, mais un acte sacré qui façonne la pensée créatrice.
Dans ce poème, Germain Droogenbroodt rappelle la vocation essentielle de la poésie : avancer à contre-courant, chercher une voie dans l’incertitude.
Dans cette pièce, Mahmoud Darwish, voix emblématique de la poésie palestinienne, interroge avec force et subtilité la notion d’appartenance et de droit au retour.
Dans ce poème extrait de Riders on the Storm, Gabriel Rosenstock, figure majeure de la poésie irlandaise contemporaine, nous plonge dans une expérience de débordement et de perte de repères.
Dans ce poème, Fuad Rifka, philosophe et poète libanais, nous invite à contempler la fragilité du temps et la quête spirituelle qui traverse l’existence humaine.
FR : La poésie, souvent perçue comme un art élitiste ou réservé aux cercles littéraires, peut devenir un rituel quotidien de pleine conscience. Lire ou écrire un poème chaque jour, c’est ralentir le rythme, se reconnecter à soi et au monde. La poésie agit comme une respiration : elle invite à contempler, à ressentir, à être présent.
Nuno Júdice (1949–2024), figure majeure de la poésie portugaise contemporaine, nous laisse une œuvre où la lumière, la mémoire et le hasard se croisent pour interroger l’origine du monde et du langage.
Dans le paysage foisonnant de la littérature contemporaine française, Pierre Melendez occupe une place singulière, celle d’un poète et romancier qui avance « sur le fil du rasoir », selon une image qui lui est souvent associée.
Droogenbroodt, poète belge reconnu pour ses traductions et ses anthologies, poursuit ici son rôle de médiateur culturel, à l’instar de figures comme Octavio Paz, Paul Celan ou Adonis, qui ont fait de la traduction et de la circulation des textes un acte de fraternité poétique.
La poésie, lorsqu’elle s’élève au-dessus des contingences, devient un miroir des secousses du monde. Les deux textes que nous publions – Sans pitié et Une nouvelle année sans guerre – traduisent cette vocation universelle : dire l’humain face à la brutalité du pouvoir et face aux espoirs fragiles de paix.
Dans Phonaisons, Jean‑Luc Lavrille revendique une « poésie sonore » héritée des éclats de Rimbaud, des Poésies de Lautréamont et des suspensions mallarméennes, où le son prime sur le discours et dynamite la cartouche signifiante. Ce « décapage de la langue » s’inscrit dans une lignée de résistances à la langue commune, rappelant les mises en garde de Lacan contre la « berceuse pour adultes » et prolongeant les expérimentations de ses propres ouvrages néologiques comme Ouïssances ou Evoés omégaphones. L’humour, enfin, surgit comme une arme vitale contre le dogmatisme, oxymore joyeux qui rejoint la verve impressionniste de la préface de Sylvia Desbois et inscrit Phonaisons dans une danse poétique où swing et vrille deviennent synonymes de survie.