Palmarès littéraire GMSavenue 2025
Une formule qui résonne
En 2025, le collectif BOUNCE a marqué les esprits avec une déclaration devenue emblématique : “La littérature africaine refuse les cases.” Cette phrase, reprise dans festivals, débats et médias, exprime une volonté de dépasser les catégories imposées par l’histoire coloniale, les marchés éditoriaux ou les classifications académiques. Elle affirme une littérature plurielle, mouvante, qui échappe aux étiquettes réductrices et revendique sa liberté esthétique et politique.
Les grandes citations littéraires dans l’histoire
Cette citation s’inscrit dans une tradition où les écrivains et penseurs ont utilisé des formules percutantes pour marquer leur époque :
- Aimé Césaire : “Ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche.” (Cahier d’un retour au pays natal, 1939) – affirmation poétique et politique de la voix des opprimés.
- Chinua Achebe : “Until the lions have their own historians, the history of the hunt will always glorify the hunter.” – critique des récits dominants et appel à une réécriture de l’histoire par les peuples africains.
- Ngũgĩ wa Thiong’o : “Language carries culture, and culture carries, particularly through orature and literature, the entire body of values by which we perceive ourselves.” (Decolonising the Mind, 1986) – réflexion sur la langue comme vecteur de mémoire et de résistance.
- Toni Morrison : “If you want to fly, you have to give up the things that weigh you down.” – métaphore de l’émancipation, devenue universelle.
Ces citations, comme celle de BOUNCE en 2025, ne sont pas de simples slogans : elles condensent des visions du monde et des combats sociaux.
Contexte social et politique
- Décolonisation des imaginaires : La citation de BOUNCE s’inscrit dans les débats sur la restitution des œuvres, la retraduction des classiques africains et la reconnaissance des littératures africaines dans les circuits mondiaux.
- Marché éditorial : Elle dénonce les “cases” imposées par les maisons d’édition et les prix littéraires, qui enferment souvent les auteurs africains dans des catégories comme “exotisme”, “témoignage” ou “roman de migration”.
- Festivals et débats : Dans les festivals de Dakar, Montréal ou Paris, l’expression “refuser les cases” est devenue un mot d’ordre pour penser une littérature transversale, ouverte aux hybridations et aux dialogues interculturels.
Figures contemporaines qui incarnent cette idée
- Chimamanda Ngozi Adichie (Dream Count, 2025) – une écriture diasporique qui refuse d’être réduite à la “littérature féminine” ou “africaine exotique”.
- In Koli Jean Bofane (Nation cannibale) – satire politique qui dépasse les frontières nationales pour interroger les mécanismes universels du pouvoir.
- David Diop (Où s’adosse le ciel) – prose poétique qui relie mémoire ancestrale et réflexion universelle.
- Teju Cole (Vibrato) – voix diasporique qui refuse les cases entre essai, roman et critique sociale.
Comme les grandes citations de Césaire, Achebe ou Ngũgĩ, elle condense une vision politique et esthétique, et devient un repère pour penser la place des voix africaines dans le monde.

