In Koli Jean Bofane sacré lauréat
Montréal a vibré en 2025 au rythme du Prix Baobab, qui s’impose désormais comme l’un des rendez-vous majeurs de la littérature africaine et diasporique à l’international. Cette année, le jury a consacré In Koli Jean Bofane, écrivain congolais reconnu pour son style incisif et sa capacité à dépeindre les paradoxes des sociétés contemporaines.
Son roman Nation cannibale a marqué les esprits par une écriture à la fois satirique et lucide, où l’ironie mordante sert de miroir aux dérives politiques et sociales. En recevant le Prix Baobab à Montréal, Bofane confirme son statut de figure incontournable des lettres africaines, capable de dialoguer avec les grandes traditions littéraires mondiales tout en affirmant une voix singulière.
L’événement, largement couvert par les médias, a également mis en lumière la vitalité des échanges entre Afrique et Amérique du Nord. Montréal, ville carrefour des cultures, s’est imposée comme un lieu symbolique pour célébrer une littérature qui refuse les frontières et qui s’inscrit dans une dynamique de mémoire vivante et de résilience.
Panorama de la littérature canadienne
Figures majeures et œuvres emblématiques
La remise du Prix Baobab à Montréal invite à élargir le regard vers la littérature canadienne, riche et diversifiée, qui a su s’imposer sur la scène mondiale. Quelques repères essentiels :
- Margaret Atwood – The Handmaid’s Tale (La Servante écarlate) : roman dystopique devenu un classique, adapté en série télévisée, symbole de la critique des totalitarismes et des oppressions patriarcales.
- Alice Munro – Prix Nobel de littérature 2013, reconnue pour ses nouvelles qui explorent la complexité des vies ordinaires. Œuvres comme Dear Life ou Runaway témoignent d’une maîtrise du récit bref.
- Michael Ondaatje – The English Patient (L’Homme flambé) : roman couronné par le Booker Prize, adapté au cinéma, qui mêle mémoire intime et histoire mondiale.
- Roch Carrier – Le chandail de hockey : récit jeunesse devenu emblème culturel au Canada, célébrant l’identité québécoise et la passion sportive.
- Gabrielle Roy – Bonheur d’occasion : roman réaliste sur la vie ouvrière montréalaise, considéré comme un jalon majeur de la littérature québécoise.
- Leonard Cohen – poète et chanteur, dont les recueils (Let Us Compare Mythologies) et chansons prolongent une tradition lyrique et spirituelle.
Ces auteurs incarnent la diversité canadienne : anglophone et francophone, urbaine et rurale, intime et universelle. Leur succès international témoigne de la capacité du Canada à produire une littérature qui dépasse ses frontières.
Vers la littérature américaine : une curiosité à éveiller
À la suite de ce panorama canadien, il est naturel de susciter l’intérêt pour la littérature américaine, dont les dialogues avec le Canada et l’Afrique sont nombreux. Quelques pistes pour éveiller la curiosité :
- Toni Morrison – Beloved : exploration de la mémoire de l’esclavage et de ses répercussions contemporaines.
- James Baldwin – Go Tell It on the Mountain : roman autobiographique sur l’identité, la foi et la lutte pour la dignité.
- Don DeLillo – White Noise : satire des obsessions médiatiques et consuméristes.
- Maya Angelou – I Know Why the Caged Bird Sings : récit autobiographique devenu un classique de la littérature afro-américaine.
- Cormac McCarthy – The Road : roman post-apocalyptique, récompensé par le Pulitzer, qui interroge la survie et l’humanité.
La littérature américaine, foisonnante et multiforme, dialogue avec les thèmes de la mémoire, de la résilience et de la critique sociale, rejoignant ainsi les préoccupations mises en avant par le Palmarès GMSavenue 2025.
En élargissant la perspective vers la littérature canadienne et en suscitant la curiosité pour la littérature américaine, on perçoit une constellation de voix qui, chacune à sa manière, interroge la mémoire, la société et l’avenir.


