Vibrato – Teju Cole (Nigéria/USA), traduit en français en 2025
Expat Blues – Lucy Mushita (Zimbabwe), finaliste Prix Ivoire
La traduction comme passerelle
La catégorie Traduction de l’année souligne l’importance des passeurs de langue, ces traducteurs qui rendent accessibles des œuvres majeures au-delà de leurs frontières initiales. En 2025, deux titres se distinguent : Vibrato de Teju Cole, dont la traduction française a ouvert de nouveaux horizons de lecture, et Expat Blues de Lucy Mushita, finaliste du Prix Ivoire, qui témoigne de la vitalité des voix zimbabwéennes dans le champ francophone.
Vibrato : l’écho universel d’une pensée critique
Déjà salué comme un essai majeur, Vibrato trouve en français une nouvelle résonance. La traduction permet aux lecteurs francophones de plonger dans l’univers polyphonique de Teju Cole, où mémoire, migration et esthétique se croisent. Ce passage de l’anglais au français n’est pas une simple transposition : il révèle la musicalité et la densité de la pensée de Cole, confirmant la place centrale de son œuvre dans les débats littéraires et critiques contemporains.
Expat Blues : la voix diasporique en partage
Avec Expat Blues, Lucy Mushita explore les fractures de l’exil et les nuances de l’appartenance. Finaliste du Prix Ivoire, l’ouvrage traduit en français ouvre une fenêtre sur les réalités zimbabwéennes et diasporiques, tout en dialoguant avec les sensibilités francophones. La traduction devient ici un geste de reconnaissance et d’élargissement, permettant à une voix singulière de circuler et de toucher de nouveaux publics.
Traduire, c’est réinventer
Ces deux œuvres rappellent que traduire, c’est bien plus que transporter des mots : c’est recréer une atmosphère, restituer une pensée, et parfois inventer une nouvelle vie pour le texte. En distinguant Vibrato et Expat Blues, le Palmarès GMSavenue 2025 affirme que la traduction est un acte littéraire à part entière, essentiel pour faire dialoguer les cultures et nourrir une mémoire vivante.


