Entre projection et sublimation, il n’y a qu’un pas, selon que l’on se situe en psychanalyse ou en poésie.
Il s’agit de rendre acceptable et créatif ce qui, par nature, ne l’est pas forcément : une projection du moi en l’autre.
L’artiste se sublime devant sa création ou son œuvre par l’extériorisation de ce qui constitue sa véritable nature.
Par le langage symbolique et émotionnel, la poésie de la sublimation se manifeste selon la sincérité de l’artiste.
L’univers poétique et psychanalytique de la projection relève de l’accusation permanente de l’autre, tant que le conflit intérieur de l’homme n’est pas résolu face à ses démons personnels.
- Dans Le Lac, Lamartine sublime son amour pour Julie à travers une description de la nature.
- Dans Les Fleurs du mal, Baudelaire projette ses propres dégoûts et fascinations sur la ville de Paris.
- Dans L’Homme aux loups, Freud montre la projection du mal de l’homme sur l’homme ou sur les animaux, et la sublimation de ses désirs et conflits, qui aboutit à la création de la psychanalyse.
L’épreuve de la pensée et de la conviction est un exercice d’une dextérité que le commun des mortels ne peut sonder. En s’y essayant chaque jour, l’élévation de l’esprit et de l’âme ne cesse de s’approcher de Kun fa yakun.
L’apprentissage est à la fois le commencement et l’aboutissement de la compréhension de l’œuvre de Dieu : le savoir en est l’essence, et la connaissance de soi en est la finalité.
Doudou Sarr – MCINS CONSULTING



