« La littérature, ce lieu où l’exil se réinvente »
Dans le paysage mouvant de la littérature francophone contemporaine, la voix de Kamal Benkirane s’impose comme une passerelle entre continents, langues et sensibilités orientales.
Poète, romancier, essayiste et médiateur culturel, il incarne cette tradition d’écrivains voyageurs qui, à l’instar de Driss Chraïbi, Édouard Glissant ou Dany Laferrière, ont fait de l’exil et de l’interculturalité non pas une fracture mais un ferment créatif. Son double ancrage marocain et québécois nourrit une œuvre où la mémoire migrante, la quête identitaire et la pluralité des voix se conjuguent pour dire l’humain dans toute sa complexité.




https://www.editions-harmattan.fr/catalogue/livre/les-miroirs-mentent-toujours/3459
Depuis son premier recueil Les ormes diaphanes (2005), qui rappelait l’élan romantique et symbolique des grands poètes français tels Victor Hugo ou Jacques Prévert, jusqu’à son dernier roman L’ombre de tes lumières (2023), soutenu par le Conseil des arts du Canada, Benkirane explore les formes et les genres avec une liberté qui rappelle la fragmentation moderniste de T.S. Eliot ou la prose poétique de Saint-John Perse.
Ses textes, qu’ils soient poétiques ou narratifs, interrogent la condition humaine, l’exil, la mémoire et le vivre-ensemble, rejoignant ainsi les préoccupations universelles de la littérature de la migrance, aux côtés d’auteurs haïtiens, maghrébins, antillais ou coréens qui donnent voix aux identités hybrides.
Mais Benkirane n’est pas seulement un écrivain : il est aussi un passeur de culture. À travers l’Association Culturelle Passerelle, récipiendaire du Prix CMQ en 2017, et son émission littéraire Agora (Arts et lettres), il œuvre à la démocratisation des arts et à la valorisation de la diversité culturelle au Québec et au Canada.
Son engagement rappelle celui de figures comme Aimé Césaire, qui voyait dans la littérature un outil de fraternisation, ou encore Paul Ricoeur, pour qui l’identité se construit dans le dialogue et la reconnaissance mutuelle.
Accueilli par la critique universitaire dans plusieurs pays, son œuvre devient un terrain fertile pour les études comparatives et les débats sur la francophonie. En ce sens, Kamal Benkirane incarne une littérature qui refuse l’enfermement, qui se nourrit de la pluralité et qui cherche à bâtir des ponts entre les peuples.
À l’heure où les urgences du monde – migration, transmission brisée, violence ordinaire, dilution de l’affect chez les jeunes – interpellent les écrivains, sa plume se fait témoin et éclaireur.





Cet entretien propose de parcourir son itinéraire, ses influences, ses œuvres et son engagement, afin de mieux comprendre comment la littérature peut devenir un espace vital de rencontres, de mémoire et de recomposition.
10 questions d’interview avec Kamal Benkirane
Parcours et formation
- Comment votre double ancrage marocain et québécois nourrit-il votre écriture et votre regard sur la francophonie ?
Au Maroc, j’écrivais en observant ce qui se passait autour de moi tout en interpellant des personnages spécifiquement marocains avec une langue francaise qui passait pour être un vecteur de dialogue, d’ouverture et d’altérité.
Au Québec, j’ai évolué dans un espace de dialogue constant entre différentes cultures, cette trajectoire a constitué pour moi un terreau fertile pour mon écriture et ma réflexion sur la condition humaine. Très tôt, j’ai été confronté à la question de l’identité et l’appartenance. Mon expérience d’exil et de réinvention au Québec m’a amené à explorer dans mes textes la question de la mémoire, de la rupture, de la quête des sens.
Bref, à travers le procédé de la fragmentation qui traduit à la fois la rupture liée au déracinement et la recomposition d’une nouvelle harmonie, j’ai tenté de montrer comment l’expérience migratoire et interculturelle peut transformer non seulement l’individu mais aussi la langue et la littérature elle-même.
Mon double ancrage au Québec et au Maroc tire donc son essence de la dimension spatio-temporelle où évoluent mes écrits avec des personnages issus pour la plupart des communautés culturelles et qui animent mes romans ( J’ai tué l’hiver) et ( L’ombre de tes lumières) et mes recueils de nouvelles ( Les souliers mauves et autres nouvelles) et ( Les miroirs mentrent toujours).
Enfin, cela traduit ma profonde conviction sur le fait que la littérature est un espace incontournable de rencontres et un espace de vie vital qui permet de dire notre humanité et la richesse de notre diversité.
Enfin, Je pense que la notion de la francophonie doit être dénuée d’abord de toute approche politique, dans le sens qu’elle doit se constituer comme un pont de rencontres, un bassin rassembleur de peuples fraternisant autour d’une langue fédératrice qui permet de mieux connaitre l’autre et de construire communément une identité plurielle. Je pense que mon écriture va dans ce sens en privilégiant la notion de passerelles entre les peuples et les entités.
- En quoi vos études en littérature française et en sciences de l’éducation à Montréal influencent-elles votre approche littéraire ?
Il y a une certaine complémentarité entre la littérature et les sciences de l’éducation. L’enseignant utilise des textes comme outil pédagogique, adopte une approche didactique, propose une vision de la littérature du monde à travers des textes d’auteurs issus de diverses sensibilités.
Lorsque j’ai eu ma licence en littérature française, cela était naturel de m’orienter vers l’enseignement puisque la langue française m’a toujours passionné et puisqu’il était question aussi d’analyses de textes des grands écrivains du monde. Il est certain que la lecture des textes impacte la volonté d’écrire. Beaucoup d’écrivains ont commencé l’écriture parce qu’ils ont beaucoup lu. Ils ont décidé après de franchir le pas. C’était mon cas aussi.
La littérature et l’enseignement m’ont permis une certaine proximité avec de grands textes. Je ne pouvais ne pas affûter ma plume en essayant d’abord d’écrire comme Hugo, Maupassant, Dostoivski ou encore Driss Chraibi, mais de construire après mon propre univers littéraire.
L’impact de la littérature est tangible sur tout ce qui a rapport avec les sciences de l’éducation. Il faudrait noter aussi que le but est d’éduquer les étudiants sur les valeurs que dégagent tel texte, sur la sensibilité littéraire de tel texte et finalement sur le rapport au monde que peut présenter chaque texte dans l’esprit à la fois des lecteurs et à la fois des jeunes. Il me semble judicieux de mentionner que les enfants et les adolescents font de prime abord leur découverte du monde à travers les livres, les contes, etc.
Cela leur permet de se familiariser avec la pluralité et de prendre l’habitude de considérer que ce qui paraît complexe ne l’est pas dans le fond lorsqu’on échange et lorsqu’on communique avec les autres.
Œuvres et genres
- Votre premier recueil Les ormes diaphanes (2005) a marqué vos débuts. Message & Postérité : Que reste-t-il de ce texte fondateur dans votre œuvre actuelle ?
Je considère mon recueil ( Les ormes diaphanes) comme étant la somme de mes lectures et mes expériences vécues à la fois dans la vie, exprimées à la fois par le truchement de la poésie classique et la poésie libérée. J’ai commencé à mes débuts avec la poésie car j’avais beaucoup lu de la poésie et mon coup de foudre c’était Victor Hugo, le maître de la prosodie classique française avec bien d’autres poètes bien sûr. J’écrivais de manière fragmentée sur tout ce qui a rapport à l’amour, le deuil, la solitude, la condition humaine, les valeurs, etc.
Cela m’a projeté indéfiniment vers l’idée d’un recueil ou il était question de rassembler tous mes écrits en mettant l’accent sur la diversité des thématiques. L’orme est un arbre de durée, de racines profondes. Le qualifier de diaphane le rend perméable.
Ce recueil incarne une mémoire à la fois migrante, présente et insistante, une mémoire qu’on traverse sans pouvoir s’y installer entièrement. Les ormes diaphanes deviennent une identité non enracinée, mais toujours debout malgré la fragilité apparente, elle laisse filtrer la lumière et adoucit la rupture.
Ce texte me rappelle mes débuts, me rappelle la beauté de l’exercice poétique à un âge précoce, la splendeur de l’inspiration romantique et symbolique. C’est un insigne solennel d’une texture qui habite sans conquérir et qui laisse finalement une trace sans peser.
- Vous avez exploré poésie, essai, roman et nouvelles. Comment décidez-vous du genre qui convient à une idée ?
J’ai fondamentalement commencé par la poésie, je ne pouvais être autre chose que poète, mais au fur et à mesure, il me fallait exprimer la réalité vécue par des phrases beaucoup plus longues en me reconstituant dans le « story telling ». Il me fallait raconter, donner au récit ses lettres de noblesse.
Bien avant, dans la vingtaine, cela me prenait juste un mot, un parfum, une couleur pour qu’un poème se déclenche. Je considérais que la poésie est l’expression la plus solennelle de la littérature puisqu’elle permet à la beauté et au mystère de fusionner. J’aime beaucoup cette citation de Jacques Prévert sur la poésie : « Elle dit ce que je tais, elle tait ce que je dis, elle rêve ce que j’oublie », elle résume tout sur la transcendance de la poésie qui permet d’exprimer le sublime par des mots concis.
Par contre, j’ai eu recours au roman puisqu’il s’agissait de donner au réalisme ses lettres de noblesse tout en mettant la poésie dans le roman. C’est à ce moment là que l’inspiration prend toute son ampleur. Je pense qu’on ne peut pas décider directement du genre qui convient à une idée, mais on peut statuer directement du genre qui peut sublimer une idée, et ainsi , la poésie demeure toujours au centre.
- Votre roman J’ai tué l’hiver a été sélectionné au Prix Africain Méditerranéen. Quelle importance a eu cette reconnaissance et pourquoi cette sélection selon vous ?
Toute reconnaissance a quelque part un impact sur le parcours de tout écrivain. Mais la reconnaissance ne doit pas être considéré comme un objectif suprême. Il faut être lu d’abord. Tout bon lecteur est capable de cerner l’univers littéraire d’une œuvre en scrutant la mouvance de personnages, le style, les trajectoires et les épilogues.
Mon roman ( J’ai tué l’hiver) a eu un certain succès au début, spécifiquement au sein de la communauté des marocains du Canada. Ce roman est venu toucher des parcours de familles, des cheminements complexes mais surtout des stigmatisations superflues qui ont touché la communauté arabe musulmane à l’époque.
L’histoire d’Adam et d’Anis peut être l’histoire de n’importe quels autres jeunes qui grandissent dans un pays qui n’est pas le leur et qui ne savent pas gérer le choc psychologique et identitaire de l’intégration. Je pense pouvoir dire qu’il y a eu focus sur la trajectoire d’abord de cette famille marocaine et sur la complexité du vivre-ensemble au sein d’une société ou tout est politisée, biaisée par une superficialité qui ne laisse pas autant de choix.
L’identitaire demeure le thème majeure en ce siècle. Les questionnements existentiels n’en finissent pas de nous interpeller et qui ont souvent un goût générationnel. À travers mon roman ( J’ai tué l’hiver), je refuse que le froid soit le dernier mot. J’affirme que l’exil n’est pas entièrement figé et réaffirme que tuer c’est recommencer à vivre.
- Votre dernier roman L’ombre de tes lumières (2023) a bénéficié d’une bourse du Conseil des arts du Canada. Que souhaitiez-vous y transmettre ?
(L’Ombre de tes lumières) est l’histoire d’un féminicide qui a défrayé la chronique. C’est une fiction qui m’a été inspiré par une histoire réelle. Au temps du Covid, le Québec a vécu une vague de meurtres qui a ébranlé le tissu social, la dépression de beaucoup d’hommes les a poussé à commettre l’irréparable envers leurs épouses.
Dans ce roman, j’ai essayé de montrer que l’exil ne commence pas au passage d’une frontière, mais au moment ou le langage cesse de coïncider avec le monde, et qu’une identité peut être fragmentée mais demeure vivante. J’ai essayé de montrer aussi qu’on peut habiter une langue comme on habite un pays qui n’est pas tout à fait le nôtre.
Le roman nous interpelle sur la condition humaine de Gisèle et Sami et donc sur le sentiment de l’amour chez ce couple d’aînés, et sur leur résilience à lutter contre les impulsions de la vie. Les malaises de nos sociétés contemporaines y sont interpellés avec une introspection sur la démesure de l’amour idéalisé, et sur cette impossibilité d’entrevoir le monde à travers la sensibilité de chacun.
À travers le roman ( L’ombre de tes lumières) vivre en exil, ce n’est pas perdre la lumière, mais apprendre à vivre avec son ombre, sans la nier, sans s’y noyer.
Engagement culturel
- Vous dirigez l’Association Culturelle Passerelle. Quelles sont ses principales missions et réalisations ?
Le mandat de l’Association Culturelle Passerelle est l’organisation d’événements culturels et littéraires partout au Québec et au Canada. Nous oeuvrons pour la promotion de la littérature québécoise et la littérature francophone au sein de la francophonie québécoise.
Notre objectif est la valorisation du patrimoine littéraire de la francophonie à travers le Québec. Nous consacrons l’interculturalité comme un repère dans notre vision des arts et des lettres. Notre mission s’inscrit dans un cadre d’émission des passerelles culturelles et littéraires entre la culture québécoise et les auteurs francophones du Québec et du Canada.
Nous avons participé à plusieurs projets dans le cadre de la promotion de l’interculturalité et des auteurs francophones au sein de la francophonie québécoise et canadienne. Nous sommes mandataire du grand projet ( Les mille et une soirées littéraires),
L’objectif de ce projet est d’organiser des rencontres littéraires thématiques chaque mois, en interpellant la littérature d’une communauté spécifique et d’explorer les sphères de la littérature québécoise en général et la littérature de la migrance en particulier, avec pour but la valorisation de l’écrit au sein de la francophonie québécoise, la démocratisation des Arts et l’interpellation des sensibilités artistiques et littéraires issues de la diversité culturelle québécoise.
Site:https://e-passerelle.blogspot.com/
L’Association Culturelle Passerelle est récipiendaire du grand Prix CMQ en 2017.
- Vous animez l’émission littéraire Agora (Arts et lettres). Quelle place occupe la médiation culturelle dans votre parcours ?
En tant qu’animateur culturel de l’émission de télévision ( Agora), j’accorde une place centrale à l’ouverture à l’autre, au dialogue des cultures et à la valorisation de la diversité. Pour moi, La place de la médication culturelle s’inscrit dans le cadre de l’interculturalité qui n’est pas un simple contexte, mais une véritable force créatrice.
La médiation culturelle me permet dans le cadre de mon émission d’habiter le savoir en interpellant des auteurs, en donnant la parole à des voix visibles et moins visibles, à mettre en dialogue des voies marginales, à valoriser les expériences vécues. Elle permet de créer un pont entre les cultures, les générations et les territoires. Agora crée finalement un espace de dialogue en donnant une voix aux voix minorées.
La médiation cuturelle occupe une place importante dans mon parcours, et spécifiquement dans mon écriture de la migrance qui traduit l’exil en un langage qu’on peut partager. Elle m’a permis d’ouvrir le sens de mes récits au public plutôt que de fermer le sens, elle m’a permis d’assumer une position de passeur de culture, à créer des ponts entre les expériences migrantes, la création littéraire et la citoyenneté.
Je pense pouvoir dire que la médiation culturelle nourrit mon écriture, oriente mes choix esthétiques et renforce mon engagement envers une littérature fédératrice et capable des bâtir des ponts entre les entités et les cultures.
Réception et perspectives
- Vos écrits ont fait l’objet d’études universitaires dans plusieurs pays. Comment accueillez-vous cette diversité de regards critiques
J’accueille cette diversité des regards critiques avec beaucoup d’humilité. Il est à la fois plaisant et pertinent de lire bien des choses sur ses écrits, des analyses étoffées sur les personnages, les trajectoires, etc. Cette diversité des regards est bien entendu enrichissante et permet d’ouvrir le texte et non le figer. J’intègre ces critiques à mon propre mouvement, elles deviennent un miroir, un contrepoint, elle me pousse à me repositionner, à me dire autrement.
- Quels thèmes vous semblent aujourd’hui les plus urgents à explorer dans la littérature francophone contemporaine ?
De prime abord, j’ai souvent remarqué que des écrivains haïtiens, maghrébins, mexicains, antillais, libanais, américains, coréens, chinois, etc. étaient motivés d’abord, à travers l’échange, de découvrir ces auteurs et leurs livres tout en maintenant le débat sur le levier de la littérature de la migrance. exprimaient des identités multiples et hybrides et leurs livres donnaient une voix à ceux qui vivaient entre plusieurs cultures en permettant aux lecteurs de mieux cerner la complexité des identités contemporaines.
J’ai remarqué aussi que ces écrivains issus de multiples communautés, tout en lisant leurs récits, pouvaient toucher un lecteur même s’il n’appartient pas à la même lecture, et c’est là ou c’est intéressant ! Et c’est là où l’on peut dire que la littérature est un langage universel parce qu’elle dit l’humain dans toute sa complexité, dans toute sa diversité et aussi dans toute son unité.
Elle permet de rentrer dans l’univers intime de l’autre, d’assimiler ses valeurs, de dialoguer avec lui tout en ayant la possibilité de reconnaître en lui une part de soi.
https://programmation.salondulivredemontreal.com/auteurs/kamal-benkirane
https://www.laboutiqueafricavivre.com/livres/100614-kamal-benkirane-9782343186184.html
La littérature peut toucher tout le monde et peut contenir un receptacle d’idées et de solutions là où s’y attend le moins à travers des thématiques urgentes tes que l’exil, la migration, le vivre-ensemble mis à l’épreuve, le rapport au sacré, le rapport au mystique, la transmission brisée entre les générations, l’impact des technologies d’information sur les jeunes, la dilution de l’affect chez les jeunes, la violence ordinaire et invisible, les identités fragiles et mouvantes, souvent marginalisées, enfin bref, la liste est longue, Chaque écrivain ira avec sa propre sensibilité.
Il me semble finalement que la trés grande urgence est celle d’un vivre-ensemble dont il ne subsiste qu’une ossature politisée, hypothéquée par certaines institutions qui en font un levier de dissociation plutôt que d’association.
Oeuvrer pour un revive-ensemble réel entre les peoples est le plus grand défi pour notre humanité.
Kamal Benkirane
A propos de cet échange – On a parlé de :
- « Kamal Benkirane : écrire entre deux rives »
- « Mémoire migrante, lumière francophone »
- « L’exil comme matrice littéraire »
- « La littérature comme passerelle universelle »
- « Kamal Benkirane : poétique du vivre-ensemble »
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- « Kamal Benkirane : la littérature comme médiation »
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- « L’ombre éclaire la lumière : l’univers de Kamal Benkirane »
- « Entre mémoire et migrance, la voix de Kamal Benkirane »
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MAROC | poète, traducteur et chercheur primé par l’industrie du livre, Echange avec Ayad Alahyane

