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Classement des 50 meilleures universités polytechniques en Afrique

En Afrique, ces établissements incarnent à la fois la mémoire des héritages coloniaux et la projection vers l’avenir, en formant des générations capables de répondre aux défis industriels, énergétiques et technologiques du continent.

Réflexion sur le classement des institutions polytechniques

Depuis la création de l’École Polytechnique en France au XVIIIᵉ siècle, le modèle des institutions polytechniques s’est imposé comme un pilier de la formation des ingénieurs et de la modernisation des sociétés.


Comme le rappelait Léopold Sédar Senghor, « la civilisation de l’universel » passe par la maîtrise des savoirs scientifiques et techniques, et c’est précisément ce rôle que jouent les universités polytechniques africaines.

Les grandes figures de l’ingénierie mondiale — de Gustave Eiffel à Nikola Tesla — ont montré que l’innovation technique pouvait transformer durablement les sociétés.

En Afrique, des institutions comme l’Université Mohammed VI Polytechnique au Maroc, la Kwame Nkrumah University of Science and Technology au Ghana ou encore l’Université de Pretoria en Afrique du Sud illustrent cette ambition : allier employabilité locale et prestige international.

Les manuscrits de Tombouctou rappellent que le continent possède une tradition ancienne de savoir scientifique, tandis que les projets contemporains de Dakar, Nairobi ou Johannesburg témoignent d’une vitalité académique tournée vers l’avenir.

Ce classement des 50 meilleures institutions polytechniques africaines met en lumière une double tension : d’un côté, la nécessité de répondre aux réalités locales — insertion professionnelle, infrastructures, résilience face aux crises — et de l’autre, la quête de reconnaissance mondiale dans les grands classements internationaux (QS, Times Higher Education, ARWU).

Comme le soulignait Cheikh Anta Diop, « l’Afrique doit se réapproprier sa science », et c’est à travers ces écoles et universités que se joue cette réappropriation.

Dans un monde où la diplomatie académique est devenue un instrument de soft power, les institutions polytechniques africaines ne sont plus périphériques : elles s’affirment comme des centres de création, de recherche et de formation, capables de rivaliser avec les modèles anglo-saxons et asiatiques.

Ce panorama, entre prestige global et réalités locales, révèle que l’Afrique est en train de redessiner la carte mondiale de l’ingénierie et de la science appliquée.


Cadre méthodologique adapté aux réalités africaines

  • Employabilité et ancrage industriel: Taux d’insertion, liens avec zones industrielles, mines, énergie, agro, TIC, construction, mobilité.
  • Capacité d’ingénierie et de transfert: Projets appliqués, brevets, incubateurs, prototypage, services aux collectivités, normes.
  • Recherche et visibilité: Publications, citations, pôles d’excellence, partenariats internationaux, présence dans classements reconnus.
  • Infrastructure et ressources: Labs, ateliers, équipements spécialisés, accès au calcul et aux matériaux, maintenance.
  • Durabilité et résilience: Énergies renouvelables, eau, climat, gestion des risques, solutions low-cost robustes.
  • Gouvernance et continuité: Accréditations, qualité pédagogique, sécurité, continuité opérationnelle, inclusion régionale.

Note: La reconnaissance dans les classements internationaux (ex. QS) a été considérée comme indicateur de prestige et visibilité globale, bien que ces classements sous-représentent l’Afrique subsaharienne francophone. L’Afrique du Sud domine souvent les classements continentaux en reconnaissance globale.


Top 50 (polytechniques, écoles d’ingénieurs et universités de sciences et technologie)

  1. Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), Maroc: Recherche appliquée, mines/phosphate, agro-tech, énergie; forte visibilité et partenariats.

  1. Kwame Nkrumah University of Science and Technology (KNUST), Ghana: Large spectre d’ingénieries, forte employabilité et écosystème tech.

  1. Jomo Kenyatta University of Agriculture and Technology (JKUAT), Kenya: Agro-tech, TIC, ingénierie industrielle, incubateurs.

  1. Tshwane University of Technology (TUT), Afrique du Sud: Orientation appliquée, réseaux industriels, forte insertion.

  1. Cape Peninsula University of Technology (CPUT), Afrique du Sud: Ingénieries maritimes, fabrication, énergie; culture polytechnique solide.

  1. Durban University of Technology (DUT), Afrique du Sud: Design + ingénierie, transferts technologiques, PME locales.

  1. Botswana International University of Science and Technology (BIUST), Botswana: STEM avancé, mines et matériaux, montée en puissance.

  1. Namibia University of Science and Technology (NUST), Namibie: TIC, ingénierie civile, énergie solaire; forte orientation terrain.

  1. National University of Science and Technology (NUST), Zimbabwe: Matériaux, génie civil, énergie; historique solide.

  1. Addis Ababa Institute of Technology (AAiT), Éthiopie: Pôle d’ingénierie de AAU; infrastructures, partenariats, projets nationaux.

  1. Adama Science and Technology University (ASTU), Éthiopie: Ingénierie manufacturière, électricité, mécatronique; forte croissance.

  1. Cairo University – Faculty of Engineering, Égypte: Prestige historique, recherche et grands projets; forte visibilité internationale.

  1. Ain Shams University – Faculty of Engineering, Égypte: Robotics, power, civil; réseau industriel solide au Caire.

  1. Alexandria University – Faculty of Engineering, Égypte: Maritime, matériaux, génie côtier; ancrage régional.

  1. Université Houari Boumediene (USTHB), Algérie: Sciences et techno, recherche soutenue, filières stratégiques.

  1. École Nationale Polytechnique (ENP Alger), Algérie: Formation d’ingénieurs d’excellence, industrie et énergie.

  1. Université Mohammed V – Écoles d’ingénieurs (ENSA/INPT), Maroc: Télécoms, génie civil, réseaux; insertion élevée.

  1. ENSAM Rabat (Maroc): Arts et métiers, mécanique, productique; industrie et normalisation.

  1. Université de Pretoria – Engineering, Afrique du Sud: Recherche et projets ambitieux, forte reconnaissance globale.

  1. Université du Witwatersrand – Engineering, Afrique du Sud: Mines, énergie, data; forte visibilité internationale.

  1. Université de Stellenbosch – Engineering, Afrique du Sud: Matériaux, bio-ingénierie, énergie; prestige scientifique.

  1. Université de Johannesburg – Engineering, Afrique du Sud: Manufacturing, materials, urban systems; transferts vers l’industrie.

  1. Université du Cap – Engineering, Afrique du Sud: Eau, énergie, structures; reconnaissance globale forte.

  1. Mansoura University – Engineering, Égypte: Électricité, biomédical, systèmes; bons indicateurs de recherche.

  1. Assiut University – Engineering, Égypte: Énergie, hydraulique, matériaux; impact régional notable.

  1. Ecole Polytechnique de Thiès (EPT), Sénégal: Génie civil, transport, hydraulique; projets d’infrastructure à l’échelle nationale.

  1. Ecole Supérieure Polytechnique (ESP, UCAD), Sénégal: Génie électromécanique, TIC; ancrage urbain et industriel de Dakar.

  1. École Nationale Supérieure Polytechnique de Yaoundé (ENSP), Cameroun: Référence francophone, génie méca/élec/civil.

  1. Université des Sciences et Techniques de Masuku (USTM), Gabon: Mines, matériaux, environnement; lien avec industries extractives.

  1. EPAC – École Polytechnique d’Abomey-Calavi, Bénin: Génie civil, électrique; fournisseurs d’ingénieurs pour le marché régional.

  1. INP-HB – Institut National Polytechnique, Côte d’Ivoire: Filières d’excellence, partenariats industrie, projets nationaux.

  1. ENI-ABT – École Nationale d’Ingénieurs, Mali: Infrastructures, énergie, eau; besoins nationaux et résilience.

  1. Université de Sfax – ENIS, Tunisie: Logiciels, mécatronique, génie industriel; bonne qualité de recherche.

  1. ENIT – École Nationale d’Ingénieurs de Tunis, Tunisie: Mécanique, civil, électricité; réseau industriel tunisien.

  1. INSAT – Institut National des Sciences Appliquées et de Technologie, Tunisie: TIC, systèmes embarqués; employabilité forte.

  1. ENIM – Monastir, Tunisie: Textile technique, mécanique, matériaux; spécialisation industrielle.

  1. ENIG – Gabès, Tunisie: Procédés, chimie, environnement; expertise régionale.

  1. Université Hassan II – Écoles d’ingénieurs, Maroc: Matériaux, civil, télécoms; insertion urbaine (Casablanca).

  1. Université Cadi Ayyad – ENSA Marrakech, Maroc: Énergie, civil, data; projets territoriaux.

  1. Université de Khartoum – Engineering, Soudan: Structures, hydraulique; continuité académique malgré défis.

  1. University of Rwanda – College of Science and Technology, Rwanda: TIC, énergie, data; montée en écosystème.

  1. Makerere University – CEDAT, Ouganda: Civil, élec, archi; projets urbains et nationaux.

  1. University of Dar es Salaam – CoET, Tanzanie: Grands travaux, énergie; prestataire régional d’ingénieurs.

  1. Nelson Mandela African Institution of Science and Technology (NM-AIST), Tanzanie: Master/PhD STEM appliqué; transfert technologique.

  1. Copperbelt University – Engineering, Zambie: Mines, civil, électricité; lien fort avec secteur minier.

  1. University of Lagos – Engineering, Nigeria: Élec, civil, informatique; écosystème tech de Lagos.

  1. Federal University of Technology Akure (FUTA), Nigeria: Université de technologie; forte orientation appliquée.

  1. Federal University of Technology Minna (FUT Minna), Nigeria: Ingénierie et TIC; projets terrain au nord Nigeria.

  1. University of Zimbabwe – Engineering, Zimbabwe: Civil, élec, mécaniques; réseau pro national.

  1. Eduardo Mondlane University – Engineering, Mozambique: Infrastructures, hydraulique, énergie; rôle national clé.

Les établissements sud-africains affichent une reconnaissance mondiale élevée dans des classements internationaux, ce qui soutient le critère de prestige global, même si le prisme des classements reste partiel face aux réalités continentales.


Notes d’interprétation et usage

  • Polytechnique au sens large: Le classement intègre écoles d’ingénieurs, universités de science et techno, et facultés d’ingénierie à forte vocation appliquée.
  • Prestige international vs. impact local: La visibilité globale renforce la réputation et les partenariats; l’impact local assure l’employabilité et la résilience des systèmes.
  • Biais linguistiques et géopolitiques: Les pays anglophones et arabophones apparaissent davantage dans les classements globaux; plusieurs pôles francophones sont sous-visibles mais performants.



Cette capsule convoque des références universelles (Senghor, Cheikh Anta Diop, Eiffel, Tesla), des institutions emblématiques (UM6P, KNUST, Pretoria, Tombouctou), et des enjeux contemporains (employabilité, classements internationaux, & soft power)

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