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Burkina Faso vs Soudan : Norbert Zongo vs Abdelaziz Baraka Sakin — Journalisme engagé et satire politique.

Deux écrivains intrépides, Norbert Zongo et Abdelaziz Baraka Sakin, s’affrontent autour d’un thème brûlant et nécessaire : journalisme engagé et satire politique. Leurs œuvres dénoncent, racontent, dérangent — entre enquête tragique et comédie subversive.


Match littéraire : Burkina Faso vs Soudan

Norbert Zongo vs Abdelaziz Baraka Sakin
Thème : Journalisme engagé et satire politique

Round 1 : Engagements et exils

  • Zongo, journaliste, écrivain et militant burkinabè, a incarné une parole libre dans un contexte de répression. Dans Rouge ardent ou Le Parachutage, il mêle fiction et enquête pour dénoncer les abus de pouvoir, les injustices, les silences d’État. Son écriture est un acte de résistance — lucide, courageux, tragique.
  • Sakin, écrivain soudanais exilé, compose des romans satiriques et corrosifs comme Le Messie du Darfour ou Le sexe et les secrets. Il tourne en dérision les hypocrisies religieuses, les dictatures militaires, les absurdités sociales. Son œuvre est une comédie noire — drôle, cruelle, libératrice.

Round 2 : Langue et ton

  • Zongo écrit dans un français clair, incisif, journalistique, mais toujours habité par une tension romanesque. Il privilégie la narration directe, les dialogues réalistes, les situations révélatrices. Sa langue est une arme — pour dire, pour prouver, pour alerter.
  • Sakin manie l’arabe (traduit en français) avec une verve populaire, une ironie mordante, une inventivité narrative. Il joue avec les registres, les caricatures, les retournements. Sa langue est un théâtre — pour faire rire, pour faire réfléchir, pour faire trembler.

Round 3 : Vérité et subversion

  • Zongo politise la vérité. Il refuse la fiction comme échappatoire : il l’utilise comme révélateur. Son œuvre est une enquête prolongée, une mémoire en acte, une parole qui dérange les puissants. Il écrit pour que nul n’oublie.
  • Sakin subvertit la vérité. Il montre comment le rire peut être plus tranchant que le discours sérieux. Sa satire est une forme de justice poétique, une manière de survivre à l’absurde. Il écrit pour que nul ne s’endorme.

Round final : Qui gagne ?

Ce match est une insurrection littéraire.

  • Zongo nous offre un Burkina Faso lucide, blessé, mais debout, où la littérature devient enquête et mémoire.
  • Sakin nous donne un Soudan grotesque, explosif, insoumis, où la littérature devient satire et exorcisme.

Deux écritures du courage, deux formes de dénonciation, deux manières de faire trembler le pouvoir. Ensemble, ils dessinent une cartographie de la parole libre — entre gravité et dérision, entre justice et jubilation.


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