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L’Odyssée d’Homère | Chant 3 | Episode 4

Plongez dans les premières pages de *L’Odyssée* d’Homère : une ouverture mythique où se dessinent les thèmes du voyage, de la mémoire et de l’identité. Analyse littéraire et éclairage culturel sur l’un des récits fondateurs de la civilisation occidentale.

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Mais toi, ami, ne reste pas plus longtemps éloigné de ta maison,
ayant ainsi laissé dans tes demeures tant d’hommes orgueilleux,
de peur qu’ils consument tes biens et se partagent tes richesses,

Car tu aurais fait un voyage inutile.

Je t’exhorte cependant à te rendre auprès de Ménélaos. Il est récemment arrivé de pays étran
gers, d’où il n’espérait jamais revenir ; et les tempêtes l’ont poussé
à travers la grande mer que les oiseaux ne pourraient traverser
dans l’espace d’une année, tant elle est vaste et horrible.

Va maintenant avec ta nef et tes compagnons ; ou, si tu veux aller par terre,
je te donnerai un char et des chevaux, et mes fils te conduiront
dans la divine Lakédaimôn où est le blond Ménélaos, afin que tu
le pries de te dire la vérité.

Et il ne te dira pas de mensonges, car il est très sage.


Il parla ainsi, et Hèlios descendit, et les ténèbres arrivèrent.


Et la déesse Athènè aux yeux clairs lui dit :

– Vieillard, tu as parlé convenablement. Mais tranchez les lan
gues des victimes, et mêlez le vin, afin que nous fassions des liba
tions à Poseidaôn et aux autres immortels.

Puis, nous songerons à notre lit, car voici l’heure. Déjà la lumière est sous l’horizon, et
il ne convient pas de rester plus longtemps au festin des dieux ;
mais il faut nous retirer.


La fille de Zeus parla ainsi, et tous obéirent à ses paroles.

Et les hérauts leur versèrent de l’eau sur les mains, et les jeunes hommes couronnèrent les kratères de vin et les distribuèrent entre tous à pleines coupes.


Et ils jetèrent les langues dans le feu.

Et ils firent, debout, des
libations ; et, après avoir fait des libations et bu autant que leur
cœur le désirait, alors, athènè et Tèlémakhos voulurent tous deux
retourner à leur nef creuse.


Mais, aussitôt, Nestôr les retint et leur dit :

– Que Zeus et tous les autres dieux immortels me préservent
de vous laisser retourner vers votre nef rapide, en me quittant,
comme si j’étais un homme pauvre qui n’a dans sa maison ni
vêtements ni tapis, afin que ses hôtes y puissent dormir molle
ment !

Certes, je possède beaucoup de vêtements et de beaux
tapis.

Et jamais le cher fils du héros Odysseus ne passera la nuit
dans sa nef tant que je vivrai, et tant que mes enfants habiteront
ma maison royale et y recevront les étrangers qui viennent dans
ma demeure.


Et la déesse athènè aux yeux clairs lui répondit :

– Tu as bien parlé, cher vieillard. Il convient que tu persuades
Tèlémakhos, afin que tout soit pour le mieux.

Il te suivra donc pour dormir dans ta demeure, et je retournerai vers notre nef
noire pour donner des ordres à nos compagnons, car je me glo
rifie d’être le plus âgé d’entre eux. Ce sont des jeunes hommes, du
même âge que le magnanime Tèlémakhos, et ils l’ont suivi par
amitié.

Je dormirai dans la nef noire et creuse, et, dès le matin,
j’irai vers les magnanimes Kaukônes, pour une somme qui m’est
due et qui n’est pas médiocre.


Quand Tèlémakhos sera dans ta demeure, envoie-le sur le char,
avec ton fils, et donne-lui tes chevaux les plus rapides et les
plus vigoureux.


Ayant ainsi parlé, Athènè aux yeux clairs disparut semblable à
un aigle, et la stupeur saisit tous ceux qui la virent.

Et le vieillard,
l’ayant vue de ses yeux, fut plein d’admiration, et il prit la main
de Tèlémakhos et il lui dit ces paroles :

– Ô ami, tu ne seras ni faible ni lâche, puisque les dieux eux
mêmes te conduisent, bien que tu sois si jeune.

C’est là un des
habitants des demeures Olympiennes, la fille de Zeus, la dévas
tatrice Tritogénéia, qui honorait ton père excellent entre tous les
argiens.

C’est pourquoi, ô reine, sois-moi favorable !

Donne-nous
une grande gloire, à moi, à mes fils et à ma vénérable épouse, et
je te sacrifierai une génisse d’un an, au front large, indomptée, et que nul autre n’a soumise au joug ; et je te la sacrifierai après avoir répandu de l’or sur ses cornes.


Dans le silence des siècles, certaines voix reprennent vie. Elles sont à tous, car elles n’appartiennent plus à personne. GMSavenue les fait résonner à nouveau, les pare de lumière.

Cependant, toute parure forgée par notre plume demeure notre création. Respectez la frontière entre le passé retrouvé et l’œuvre d’aujourd’hui.

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