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L’Odyssée d’Homère | Chant 1 | Episode 2

Plongez dans les premières pages de *L’Odyssée* d’Homère : une ouverture mythique où se dessinent les thèmes du voyage, de la mémoire et de l’identité. Analyse littéraire et éclairage culturel sur l’un des récits fondateurs de la civilisation occidentale.

L'odyssée illustration visuelle 6

Et la Déesse athènè aux yeux clairs lui répondit :

– Ô notre Père, Kronide, le plus haut des Rois ! s’il plaît aux Dieux
heureux que le sage Odysseus retourne en sa demeure, envoyons
le Messager Herméias, tueur d’argos, dans l’île Ogygiè, afin qu’il
avertisse la Nymphe à la belle chevelure que nous avons résolu le
retour d’Odysseus à l’âme forte et patiente.


Et moi j’irai à Ithakè, et j’exciterai son fils et lui inspirerai la force,
ayant réuni l’agora des akhaiens chevelus, de chasser tous les
Prétendants qui égorgent ses brebis nombreuses et ses bœufs aux
jambes torses et aux cornes recourbées. Et je l’enverrai à Spartè et
dans la sablonneuse Pylos, afin qu’il s’informe du retour de son
père bien-aimé, et qu’il soit très honoré parmi les hommes.

Ayant ainsi parlé, elle attacha à ses pieds de belles sandales ambroi
siennes, dorées, qui la portaient sur la mer et sur l’immense terre
comme le souffle du vent. Et elle prit une forte lance, armée d’un
airain aigu, lourde, grande et solide, avec laquelle elle dompte la
foule des hommes héroïques contre qui, fille d’un père puissant,
elle est irritée.

Et, s’étant élancée du faite de l’Olympos, elle des
cendit au milieu du peuple d’Ithakè, dans le vestibule d’Odysseus,
au seuil de la cour, avec la lance d’airain en main, et semblable à
un étranger, au chef des Taphiens, à Mentès.
Et elle vit les prétendants insolents qui jouaient aux jetons
devant les portes, assis sur la peau des bœufs qu’ils avaient
tués eux-mêmes.
Et des hérauts et des serviteurs s’empressaient autour d’eux ; et les
uns mêlaient l’eau et le vin dans les kratères ; et les autres lavaient
les tables avec les éponges poreuses ; et, les ayant dressées, par
tageaient les viandes abondantes.

Et, le premier de tous, le divin
Tèlémakhos vit athènè. Et il était assis parmi les prétendants, le
cœur triste, voyant en esprit son brave père revenir soudain, chas
ser les prétendants hors de ses demeures, ressaisir sa puissance et
régir ses biens.

Or, songeant à cela, assis parmi eux, il vit athènè : et il alla dans
le vestibule, indigné qu’un étranger restât longtemps debout à la
porte. Et il s’approcha, lui prit la main droite, reçut la lance d’ai
rain et dit ces paroles ailées :

– Salut, Étranger. Tu nous seras ami, et, après le repas, tu nous diras ce qu’il te faut.


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