Installé entre l’Afrique et l’Europe, fondateur du groupe Toubamba, inventeur du concept Abbedical Music, chanteur en mandingue, wolof, français, anglais ou espagnol, Daouda Diabaté incarne une fusion des cultures et des sensibilités. Ses albums, tels A New Day ou Tama Silo, portent des messages universels de fraternité, tandis que ses initiatives humanitaires, comme Window of Smile, rappellent que la musique peut être un vecteur de “solidarité concrète”.
Daouda Diabaté dans son héritage et son actualité :
Daouda Diabaté porte en lui l’héritage des djélis, ces griots qui depuis des siècles transmettent la mémoire des peuples mandingues par la voix et la musique.
Dans cet entretien, il revient sur ses origines, sa philosophie musicale, ses projets artistiques et humanitaires, et sur sa vision de la musique africaine contemporaine. Une parole vibrante, enracinée et ouverte, qui fait de lui l’un des artisans d’une Afrique musicale en dialogue avec le monde.





GMSAVENUE
Interview – Daouda Diabaté, l’âme mandingue en fusion [French & Spanish Version]
I. Origines et héritage
Vous êtes né à Ziguinchor, en Casamance, dans une famille de djélis. Que représente pour vous cet héritage griotique ?
On ne choisit ni le lieu de sa naissance, ni la famille dans laquelle on vient au monde. Être né parmi les Diabaté et les Kouyaté, familles de djélis, c’est recevoir en héritage une mission sacrée : porter la mémoire des lignées, transmettre la généalogie, unir la parole et la musique. Depuis des siècles, ces familles sont les gardiennes de l’histoire, elles la chantent et la racontent, accompagnées des sonorités mélodiques qui donnent chair à la mémoire.
Le nom Diabaté est associé à une lignée musicale prestigieuse. Comment avez-vous vécu cette responsabilité artistique dès l’enfance ?
Dès mon enfance, la musique habitait la cour familiale. Mon grand-père jouait de la kora, ma grand-mère chantait. Ils étaient appelés pour animer les grandes cérémonies. Mon grand-père était le griot d’un ministre des finances du Sénégal, et notre maison était un lieu de passage, de générosité et de partage. J’ai grandi dans cette atmosphère où la musique n’était pas un divertissement, mais une responsabilité, une dignité à porter.
À 14 ans, vous avez choisi la musique comme voie. Quel a été le déclic ?
À quatorze ans, j’ai décidé de consacrer ma vie à la musique. J’allais à l’école, mais je sentais que ma vocation était ailleurs, comme si une mission m’attendait pour l’humanité. Mon père était mon ami, mon compagnon inséparable. La paix et la joie me venaient en écoutant mon grand-père jouer de la kora. En cachette, je m’essayais à son instrument. Le jour où il m’a surpris, il m’a dit : « Demain, prends la kora et joue ce que tu as joué hier. » Ce fut une révélation.
Chez les djélis, la musique est dans le sang. Elle est vibration, et tout dans ce monde est vibration : l’amour, l’injustice, la paix. Notre devoir est de partager ces vibrations, d’unir les hommes, de dénoncer l’injustice et de rappeler à chacun sa dignité.
II. Philosophie musicale
Vous évoquez souvent le concept de “musique abedical”. Pouvez-vous nous expliquer ce que cela signifie et comment cela guide votre création ?
Comme tout créateur, j’ai voulu donner un nom à mon empreinte. J’ai appelé mon style Abbedical Music 996. En mandingue :
- Abbhe signifie « tout »
- Adi signifie « donner »
- Cal signifie « jurer »
Ainsi, Abbedical veut dire : « jurer de donner le meilleur de soi-même ». J’ai transposé les rythmes de Casamance sur des instruments modernes – guitare, batterie, saxophone, piano – et les ai mêlés aux traditions africaines et aux musiques du monde. C’est une fusion qui porte la mémoire et ouvre des horizons.
Vous chantez en plusieurs langues : mandingue, wolof, français, anglais, espagnol… Est-ce une manière de franchir les frontières culturelles ?
Les langues sont des ponts. Elles permettent de partager les joies et les peines de nos frères, même à des milliers de kilomètres. Chanter en plusieurs langues, c’est transformer le monde en un espace de paix, de solidarité et d’amour, où la dignité humaine devient le socle d’un jardin universel.
Comment décririez-vous la sensibilité musicale que vous souhaitez transmettre à travers vos œuvres ?
Ma musique est une offrande : donner le meilleur de moi-même, dénoncer l’injustice, prôner la paix et l’amour. Sans ces trois piliers, la vie perd son sens. La paix est la condition de toute construction, l’amour est la clé de l’harmonie, et la dénonciation de l’injustice est une exigence pour préserver la dignité humaine.
III. Parcours et évolution
Vous vivez entre l’Europe et l’Afrique. En quoi ce double ancrage influence-t-il votre musique ?
Vivre entre deux continents est une richesse. L’Afrique m’a donné ses racines, l’Europe m’a offert la diversité culturelle. Ce double ancrage me permet de partager nos traditions avec d’autres peuples, d’explorer sans cesse de nouveaux horizons, et d’enrichir ma musique de rencontres humaines et artistiques.
Comment est né votre groupe Toubamba, et que signifie ce nom ?
J’ai fondé le premier groupe Toubamba au Sénégal, puis quatre autres entre l’Afrique et l’Europe. Le nom est la contraction de Touba et Bamba, en hommage à Cheikh Amadou Bamba, artisan de la dignité humaine. Les groupes Toubamba portent cette philosophie : unir les cultures, donner aux musiciens locaux une projection internationale, et faire de la musique un espace de fraternité.
Quelles influences occidentales aimez-vous fusionner avec les rythmes africains ?
Je travaille avec des musiciens de diverses nationalités. Cette diversité révèle que mon style Abbedical se marie naturellement avec le flamenco, le rock, la soul, le tango, la bossa nova… Chaque rencontre est une lumière nouvelle, une preuve que les musiques du monde peuvent dialoguer sans frontières.
IV. Œuvres et discographie
Votre album “A New Day / Un Jour Nouveau / Un Día Nuevo” est une œuvre multilingue et universelle. Que souhaitez-vous transmettre à travers ses 10 titres ?
Cet album est une porte ouverte sur l’espérance. Chaque chanson est un message : La Vie rappelle que bonheur et malheur, richesse et pauvreté sont les compagnons de l’homme. Les Titans s’élève contre l’oppression. La Déroute invite à méditer sur soi pour ne pas tomber dans l’illusion du « moi supérieur ». Et le titre A New Day ouvre les portes d’un monde nouveau, où paix, justice et fraternité sont possibles.
Vous avez également enregistré “Tama Silo” avec Toubamba. Comment ce projet se distingue-t-il ?
Tama Silo signifie « la route du voyage ». C’est un album d’ouverture culturelle, nourri des sensibilités de chaque musicien. Je chante en plusieurs langues pour que nos messages traversent les frontières. Cet album prouve que l’Abbedical Music peut se fondre dans les registres universels.
Parmi vos chansons, y en a-t-il une qui vous touche particulièrement ?
Toutes mes chansons sont comme des enfants. Mais Mama la Douno, dédiée à ma grand-mère, est née de mes larmes. Elle m’a façonné, et sa mémoire habite chaque note. Les Titans aussi est une chanson écrite dans la douleur, face à l’injustice des hommes qui se croient maîtres de la vie.
V. Engagement et projets
Vous avez lancé “Window of Smile”, une initiative humanitaire. Comment la musique peut-elle être un vecteur de solidarité ?
La musique est un souffle de solidarité. Avec Window of Smile, nous organisons des festivals dont les fonds sont redistribués aux plus vulnérables. Nous construisons des puits, aidons les écoles, les hôpitaux, partageons des repas. Chaque concert devient une main tendue.
Quels types de festivals interculturels organisez-vous en Espagne ?
En Espagne, j’ai créé le Festival de Musique Interculturelle. L’idée est simple : unir musiciens professionnels et amateurs, et redistribuer les fonds aux plus démunis. La musique devient alors un acte social, une célébration de la dignité humaine.
Quel message souhaitez-vous adresser aux jeunes musiciens africains ?
Je leur dis : la musique n’est pas une compétition. Elle est un partage. Nous sommes les gardiens de la dignité des peuples. Chacun doit contribuer à transmettre la joie de vivre, à bâtir l’humanité sur l’amour et la solidarité.
VI. Vision et avenir
Quelle est votre vision de la musique africaine contemporaine sur la scène internationale ?
La musique africaine est une source intarissable. Elle aura toujours un avenir, car elle porte les rythmes et les traditions du continent. Mais il faut veiller à ne pas se perdre dans les pièges des machines de programmation. La force de notre musique réside dans son authenticité.
Quels sont vos prochains projets ?
Mes projets artistiques vont de pair avec mes projets humanitaires. Je ne peux pas chanter la joie et ignorer la souffrance des jeunes qui risquent leur vie en mer. Je rêve d’un Sénégal où chaque jeune reçoit une parcelle de terre, symbole de dignité et de patriotisme.
Si vous deviez résumer votre parcours en une phrase ?
Mon parcours artistique a été une lutte permanente, quand on a une vision différente, il faut persévérer sans regarder en arrière, et croire en ses convictions, c’est ce qui fait le charme.
Je rends grâce au tout puissant de m’avoir donné la possibilité de faire cette interview avec votre magazine, et je suis honoré de pouvoir partager ce moment avec tous vos lecteurs d’Afrique et ceux qui vous lisent à travers le monde.
Merci à vous et à toute votre charmante équipe et à bientôt !
SPANISH VERSION
Nacido en Ziguinchor, en el corazón de la Casamance, Daouda Diabaté lleva consigo el legado de los djélis, los griots que durante siglos han transmitido la memoria de los pueblos mandingas a través de la voz y la música. Heredero de una estirpe prestigiosa, creció en un patio donde la kora resonaba como lengua materna y donde cada canto era una ofrenda de dignidad y conocimiento. Muy pronto eligió hacer de la música no un simple arte, sino una misión: compartir vibraciones que unan, denuncien la injusticia y celebren la paz.
Instalado entre África y Europa, fundador del grupo Toubamba, creador del concepto Abbedical Music, cantante en mandinga, wolof, francés, inglés o español, Daouda Diabaté encarna una fusión de culturas y sensibilidades. Sus álbumes, como A New Day o Tama Silo, transmiten mensajes universales de fraternidad, mientras que sus iniciativas humanitarias, como Window of Smile, recuerdan que la música puede ser un verdadero vector de solidaridad.
En esta entrevista, comparte sus orígenes, su filosofía musical, sus proyectos artísticos y humanitarios, y su visión de la música africana contemporánea. Una palabra vibrante, enraizada y abierta, que lo convierte en uno de los artesanos de una África musical en diálogo con el mundo.
Entrevista – Daouda Diabaté, el alma mandinga en fusión
I. Orígenes y herencia
Nació en Ziguinchor, en Casamance, dentro de una familia de djélis. ¿Qué representa para usted este legado griótico?
Uno no elige dónde nacer ni la familia que lo acoge. Haber nacido entre los Diabaté y los Kouyaté, familias de djélis, significa recibir una misión sagrada: custodiar la memoria de las genealogías, transmitir la historia y unir la palabra con la música. Desde hace siglos, estas familias conservan y transmiten la memoria acompañada de melodías que dan vida al relato.
El nombre Diabaté está asociado a una estirpe musical prestigiosa. ¿Cómo vivió esa responsabilidad artística desde la infancia?
Desde niño, la música habitaba nuestro patio familiar. Mi abuelo tocaba la kora, mi abuela cantaba, y juntos eran llamados para animar las grandes ceremonias. Mi abuelo fue griot de un ministro de finanzas de Senegal, y nuestra casa era un lugar de paso, de generosidad y de encuentro. Crecí en ese ambiente donde la música era más que entretenimiento: era dignidad, era responsabilidad.
A los 14 años eligió la música como camino. ¿Cuál fue el detonante?
A los catorce decidí consagrar mi vida a la música. Iba a la escuela, pero sentía que mi vocación estaba en otra parte, como si tuviera una misión para la humanidad. Mi padre era mi amigo inseparable. La paz y la alegría me llegaban al escuchar a mi abuelo tocar la kora. En secreto, me atrevía a tocar su instrumento. El día que me sorprendió, me dijo: «Mañana, toma la kora y toca lo que hiciste ayer». Ese fue el inicio de mi destino.
En los djélis, la música está en la sangre. Todo en este mundo es vibración: el amor, la injusticia, la paz. Nuestro deber es compartir esas vibraciones, unir a los hombres, denunciar la injusticia y recordar la dignidad de cada ser.
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II. Filosofía musical
Habla a menudo del concepto de “música abbedical”. ¿Qué significa y cómo guía su creación?
Quise dar un nombre a mi huella artística: Abbedical Music 996. En mandinga:
- Abbhe significa «todo»
- Adi significa «dar»
- Cal significa «jurar»
Así, Abbedical significa «jurar dar lo mejor de uno mismo». Transpuse los ritmos de Casamance a instrumentos modernos – guitarra, batería, saxofón, piano – y los fusioné con tradiciones africanas y músicas del mundo. Es una música que guarda la memoria y abre horizontes.
Canta en varias lenguas: mandinga, wolof, francés, inglés, español… ¿Es una manera de cruzar fronteras culturales?
Las lenguas son puentes. Permiten compartir las alegrías y las penas de nuestros hermanos, incluso a miles de kilómetros. Cantar en varias lenguas es transformar el mundo en un espacio de paz, solidaridad y amor, donde la dignidad humana sea el jardín común.
¿Cómo describiría la sensibilidad musical que desea transmitir?
Mi música es una ofrenda: dar lo mejor de mí, denunciar la injusticia, proclamar la paz y el amor. Sin estos tres pilares, la vida pierde sentido. La paz es condición de toda construcción, el amor es la clave de la armonía, y la denuncia de la injusticia es un deber para preservar la dignidad humana.
III. Trayectoria y evolución
Vive entre Europa y África. ¿Cómo influye ese doble arraigo en su música?
Vivir entre dos continentes es una riqueza. África me dio raíces, Europa me ofreció diversidad cultural. Este doble arraigo me permite compartir nuestras tradiciones con otros pueblos, explorar nuevos horizontes y enriquecer mi música con encuentros humanos y artísticos.
¿Cómo nació su grupo Toubamba y qué significa ese nombre?
Fundé el primer grupo Toubamba en Senegal, y luego otros cuatro entre África y Europa. El nombre es la contracción de Touba y Bamba, en homenaje a Cheikh Amadou Bamba, artesano de la dignidad humana. Los grupos Toubamba llevan esa filosofía: unir culturas, dar a los músicos locales proyección internacional y hacer de la música un espacio de fraternidad.
¿Qué influencias occidentales le gusta fusionar con los ritmos africanos?
Trabajo con músicos de diversas nacionalidades. Esta diversidad demuestra que mi estilo Abbedical se funde naturalmente con el flamenco, el rock, la soul, el tango, la bossa nova… Cada encuentro es una nueva luz, una prueba de que las músicas del mundo pueden dialogar sin fronteras.
IV. Obras y discografía
Su álbum “A New Day / Un Jour Nouveau / Un Día Nuevo” es multilingüe y universal. ¿Qué desea transmitir con sus 10 temas?
Este álbum es una puerta abierta a la esperanza. Cada canción es un mensaje: La Vida recuerda que felicidad y desgracia, riqueza y pobreza son compañeros del hombre. Los Titanes se alza contra la opresión. La Derrota invita a meditar para no caer en la ilusión del «yo superior». Y A New Day abre las puertas de un mundo nuevo, donde la paz, la justicia y la fraternidad son posibles.
También grabó “Tama Silo” con Toubamba. ¿Cómo se distingue este proyecto?
Tama Silo significa «el camino del viaje». Es un álbum de apertura cultural, nutrido por las sensibilidades de cada músico. Canto en varias lenguas para que nuestros mensajes crucen fronteras. Este álbum demuestra que la Abbedical Music puede adaptarse y fundirse con registros universales.
¿Hay alguna canción que le toque especialmente?
Todas mis canciones son como hijos. Pero Mama la Douno, dedicada a mi abuela, nació de mis lágrimas. Ella me formó, y su memoria habita cada nota. Los Titanes también fue escrita con dolor, frente a la injusticia de quienes se creen dueños de la vida.
V. Compromiso y proyectos
Ha lanzado “Window of Smile”, una iniciativa humanitaria. ¿Cómo puede la música ser un vector de solidaridad?
La música es un soplo de solidaridad. Con Window of Smile organizamos festivales cuyos fondos se redistribuyen a los más vulnerables. Construimos pozos, ayudamos escuelas y hospitales, compartimos comidas. Cada concierto se convierte en una mano tendida.
¿Qué tipo de festivales interculturales organiza en España?
En España creé el Festival de Música Intercultural. La idea es simple: unir músicos profesionales y amateurs, y redistribuir los fondos a los más necesitados. La música se convierte en un acto social, una celebración de la dignidad humana.
¿Qué mensaje desea transmitir a los jóvenes músicos africanos?
Les digo: la música no es una competición. Es un compartir. Somos guardianes de la dignidad de los pueblos. Cada uno debe contribuir a transmitir la alegría de vivir y a construir la humanidad sobre el amor y la solidaridad.
VI. Visión y futuro
¿Cuál es su visión de la música africana contemporánea en la escena internacional?
La música africana es una fuente inagotable. Siempre tendrá futuro, porque el continente guarda ritmos y tradiciones únicas. Pero debemos cuidar que la nueva generación no caiga en la trampa de las máquinas de programación. La fuerza de nuestra música
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2 Comments
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