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CAN | Zambie vs Comores : Mulenga Kapwepwe vs Aboubacar Said Salim — Archives féminines et récits de l’océan.

Ici, les écrivains remplacent les joueurs, les œuvres deviennent stratégies, et les mots marquent des points. Ces duels célèbrent la diversité des voix africaines, mettent en lumière les singularités culturelles, et invitent à une lecture croisée des récits du continent.


Match littéraire : Zambie vs Comores

Mulenga Kapwepwe vs Aboubacar Said Salim
Thème : Archives féminines et récits de l’océan

Round 1 : Territoires de mémoire

  • Kapwepwe, dramaturge, archiviste et militante culturelle, explore les voix féminines oubliées de Zambie. Elle exhume les récits des femmes résistantes, des conteuses, des bâtisseuses de savoir. Son travail est une archéologie vivante : elle fait parler les silences, les objets, les gestes. L’archive devient matrice.
  • Salim, poète et romancier comorien, inscrit son œuvre dans les flux de l’océan Indien. Il raconte les îles, les départs, les retours, les amours et les naufrages. Son écriture est traversée par les récits marins, les légendes, les voix des femmes qui attendent, qui rêvent, qui transmettent. L’océan devient mémoire liquide.

Round 2 : Langue et transmission

  • Kapwepwe écrit dans une langue plurielle, nourrie d’oralité, de théâtre, de recherche. Elle fait dialoguer les langues locales avec l’anglais, les archives coloniales avec les récits populaires. Sa langue est un tissage : chaque mot relie une femme à une époque, un geste à une histoire.
  • Salim manie le français avec une douceur poétique, mais toujours en tension avec les langues comoriennes. Il écrit comme on chante une légende, comme on murmure une prière. Sa langue est fluide, ondulante, traversée de silences et de métaphores marines.

Round 3 : Féminin et insularité

  • Kapwepwe politise le féminin en le rendant visible, audible, central. Elle refuse l’effacement, elle restitue. Son féminisme est archivistique, dramaturgique, incarné. Elle montre que les femmes ont toujours été là — dans les récits, dans les luttes, dans les savoirs.
  • Salim explore le féminin comme présence diffuse, comme mémoire affective. Ses femmes sont des gardiennes de l’attente, des passeuses de récits, des figures de l’intime. L’insularité chez lui est féminine : elle enveloppe, elle relie, elle résiste aux tempêtes.

Round final : Qui gagne ?

Ce match est une confluence.

  • Kapwepwe nous offre une Zambie féminine, archiviste, résistante, où la mémoire devient théâtre.
  • Salim nous donne des Comores océaniques, poétiques, sensuelles, où le récit devient vague.

Deux écritures du féminin, deux géographies de la mémoire, deux manières de dire l’Afrique invisible. Ensemble, ils dessinent une cartographie des voix qui relient les terres intérieures aux rivages oubliés.


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